Cette ménagère Laguiole en Aubrac 24 pièces en corne de buffle équipe six places de l’entrée au fromage. Chacun a son couvert entier devant lui. D’un type à l’autre, manche de même longueur, même épaisseur sous les doigts, même prise du couteau jusqu’aux cuillères. Seules les cuillères changent, par un creux ample pour la soupe et plus réduit pour le dessert, sur un manche plus court. La corne de buffle se tient tiède et agréable en main, sans la fraîcheur du métal ni le grain du bois.
Les vingt-quatre couverts sont montés à la main dans les ateliers aveyronnais de la manufacture Laguiole en Aubrac. La corne vient du cœur de la corne de buffle, dense et massif, là où elle est la plus sombre, et chaque manche est ajusté et fini un couvert après l’autre. La corne est polie brillant, et le même éclat court sur le métal des lames, des fourchettes et des cuillères, toutes en acier inoxydable: le service est tout entier brillant. Les couteaux portent seuls l’abeille en tête de manche et, sur le côté, la croix du berger, marques que tout couteau de Laguiole en Aubrac arbore et que n’ont pas les autres couverts. Des mitres d’inox ferment chaque manche à ses extrémités, protègent la corne et équilibrent le couvert en main.
Un service de cette taille dure longtemps auprès d’une maison qui reçoit souvent. La corne de buffle, dense et solide, supporte l’usage répété d’un couvert de table. Hors usage, les deux plateaux du coffret tiennent couteaux, fourchettes et cuillères chacun à part. Pour l’entretien, un essuyage suffit le plus souvent, les lames se lavent à la main et les manches restent au sec, à l’écart du lave-vaisselle dont la chaleur et l’eau abîmeraient la corne.












