Six convives, six cuillères assorties. Ces cuillères à dessert Laguiole en Aubrac en olivier entrent en scène une fois les couteaux rangés, quand vient le sucré. Plus courtes que les cuillères à soupe, elles se manient du bout des doigts pour racler un ramequin de crème, partager un fondant ou tourner le café. Alignées près des couteaux de la même ligne, elles ferment un couvert où les ondes de l’olivier passent d’un manche à l’autre, sans qu’aucune pièce ne ressemble vraiment à sa voisine.
Tout se fait à la main, à la manufacture Laguiole en Aubrac, en Aveyron. Le coutelier choisit l’olivier pour son grain et son veinage, dégrossit le manche court, l’ajuste et le lustre un par un, puis sertit aux deux extrémités les mitres d’inox qui ferment le manche et l’équilibrent. Deux pièces ne quittent jamais l’atelier identiques, et c’est cette fabrication à la pièce qui éloigne une cuillère de Laguiole en Aubrac d’un couvert sorti de presse.
La cuillère à dessert ne va pas seule. Elle ferme le couvert que les couteaux et les cuillères à soupe ont ouvert, et prolonge le repas jusqu’au café gourmand. Ce coffret est pour celles et ceux qui aiment recevoir et soignent le dernier plat autant que le premier, et qui veulent un couvert qui passe les années. On le sort pour les desserts du dimanche comme pour le dîner qu’on prolonge. Un entretien sobre suffit à le faire durer.















