Le genévrier pousse sur les causses, battu par le vent, et son bois porte dans ses nœuds la trace de cette résistance. Quand ce bois se retrouve en manche d’un sommelier à lame Damas, la rencontre est saisissante : d’un côté un acier forgé, plié, feuilleté par la main du forgeron, de l’autre un bois sculpté par le temps et la sécheresse. Ce Sommelier Laguiole en Aubrac avec Lame Damas en Genévrier Brillant porte une lame ciselée à la main, des platines gravées à la lime et un dos guilloché, et le manche blond reçoit ce travail du métal avec la simplicité d’un matériau qui n’a rien à prouver. Ce couteau de sommelier est un objet où la sophistication de la forge rencontre la rudesse du causse.
Le bois du manche a poussé sur les causses calcaires, battu par le vent et ralenti par la sécheresse, et son bois porte les traces de cette croissance difficile : nœuds serrés, veines irrégulières, teinte qui oscille du blond au roux selon les fibres. Sur un sommelier Damas, ce caractère brut du bois crée un dialogue avec la sophistication du métal Damas et des platines gravées. Le naturel du bois tempère l’éclat de l’acier feuilleté et donne à l’objet un équilibre entre l’artisanat savant du coutelier et la simplicité du matériau végétal. En main, le manche a la chaleur des bois de garrigue et la densité d’un bois dur travaillé avec soin.
Le soir venu, quand la lame coupe la capsule et que le bouchon glisse hors du goulot, l’amateur découvre que ce sommelier sert le vin avec la même précision qu’il séduit le regard. La mécanique est celle d’un Laguiole en Aubrac, fiable et éprouvée. Mais le plaisir de déboucher avec un Damas dépasse la fonction : c’est un geste que l’on accomplit pour le plaisir de voir la lame sortir du manche, ses volutes briller sous la lumière, et la soirée commencer avec un objet qui impose le respect. Un tire-bouchon Laguiole pour les moments où l’on prend le temps de faire les choses bien.



















