Ce sabre à champagne Laguiole en Aubrac en pointe de corne ouvre la bouteille sans la casser n’importe comment: tout est affaire de point précis. Ce point, c’est la bague, l’anneau de verre épaissi qui borde l’ouverture et qui, curieusement, est l’endroit où le verre rompt le plus franchement. La bouteille est déjà sous pression, et un choc bien placé à la bague suffit à faire partir le col d’une seule pièce, sans rien laisser tomber à l’intérieur. Voilà pourquoi la lame n’est pas affûtée: elle ne coupe pas le verre, elle le brise par l’impact. Et il n’y a pas besoin de cogner fort, un geste juste vaut mieux qu’un bras puissant.
La pointe de corne est massive et agréable au toucher, et le manche garde un poids franc qui guide la lame sans fatiguer la main. Deux plaquettes de corne enserrent la soie de la lame et tiennent par des rivets, sans une goutte de colle. Rien ne peut se desceller ni jouer avec le temps, et le sabre reste fidèle à lui-même, ouverture après ouverture.
La pointe de corne ne donne jamais deux manches semblables: le veinage et les nuances, claires comme foncées, changent d’une plaquette à l’autre. Sur la table, sa teinte chaude, entre miel et brun, capte les reflets et s’accorde aux ors du champagne. C’est un sabre que l’on a plaisir à sortir et à faire passer de main en main, un objet de partage plus que de vitrine.
Ce sabre à champagne existe dans d’autres matières: le sabre en genévrier, le sabre en corne de buffle et le sabre en olivier. Et pour les amateurs de cette matière, retrouvez les modèles en pointe de corne.













