Parmi ces couverts de table Laguiole tout inox satiné, le couteau mène la coupe. Sa lame étroite, courbée vers la pointe, ramène l’effort sur le tranchant : la viande se coupe sans qu’on appuie. La fourchette reprend les cotes du manche du couteau, à la même prise en main, de sorte que le geste reste le même quand on passe de l’une à l’autre. Deux pièces, et chaque convive tient le repas entier, du premier plat au dessert.
Ces couteaux et ces fourchettes sont façonnés en Aveyron, dans le nord du département, au berceau historique du couteau de Laguiole. Le modèle épure sans renier la tradition : le manche ne reçoit aucune plaquette de matière naturelle, il est en acier comme la lame, mais il conserve la ligne galbée, les mitres et l’abeille qui signent un Laguiole. Ce qui change d’une version inox à l’autre, c’est le traitement de surface : ici, le satiné, qui laisse le métal mat plutôt que brillant.
La solidité de ces couverts tout inox tient à un montage pleine soie. La lame d’acier court sur toute la longueur et toute la largeur du manche, pour le couteau comme pour la fourchette, et les deux platines viennent se river contre cette armature. Chaque pièce ne fait qu’un bloc, d’un seul tenant, sans collage ni assemblage rapporté, et ce bloc ne prend pas de jeu avec les années. Lame, manche et mitres reçoivent le même polissage satiné, qui donne au métal une teinte grise homogène d’une extrémité à l’autre.












