Quand on ouvre un Quincy au-dessus d’une table d’été, il y a un moment où le parfum du vin rejoint celui du jardin. Le Sauvignon libère ses notes végétales, le nez capte le buis et le bourgeon de cassis, et la frontière entre le verre et la verdure s’estompe. Ce Sommelier Laguiole en Aubrac en Pierre de Malachite Brillant appartient à ce moment-là. Son manche vert profond est le prolongement chromatique de la vigne, du jardin et du vin dans le même objet. Ce couteau de sommelier ne cherche pas à être discret : sa couleur affirme que le vin est d’abord une affaire de plante, de feuille et de photosynthèse, avant d’être une affaire de cave et de barrique.
Le geste de tirer le bouchon d’un Quincy frais révèle la douceur inattendue de la malachite. La pierre a un grain si fin que la surface lustrée glisse sous les doigts comme du verre teinté, mais avec une densité et une fraîcheur que le verre n’a pas. Ces stries alternées, vues de près, révèlent des nuances que la distance aplatissait : du vert presque noir dans les zones les plus concentrées au vert d’eau translucide dans les interstices, avec toute une gamme de tons intermédiaires qui rappellent les variations de couleur d’un vignoble vu depuis la colline d’en face, où chaque parcelle porte sa propre nuance de vert selon le cépage, l’âge des pieds et l’exposition au soleil. Le geste de tirer le bouchon d’un Menetou-Salon avec ce manche dans la paume relie le sommelier à la vigne par la couleur autant que par la fonction.
Sur la table, ce sommelier en malachite ne passe pas inaperçu. Le vert de la pierre engage la conversation avant même que le vin soit versé, et chaque convive finit par le prendre en main pour regarder les bandes de plus près. Un tire-bouchon Laguiole pour les amateurs qui savent que derrière chaque bouteille, il y a d’abord une plante, un sol et une saison.















